Gratin de potimarron, patate douce et champignons – Végane

Coucou tout le monde !

On repart se faire de la bonne nourriture, avec amour et paix dans notre cœur, c’est parti!

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Alors pour ce gratin tout orange il vous faut pour 2 personnes

  • 1 grosse patate douce
  • 1 demi potimarron
  • 3 gros champignon de paris
  • 1 brique de crème soja
  • du sel, poivre

La Recette

Eplucher la patate douce et le potimarron, couper les en fines lamelles. Couper les champignons en lamelles.

Dans un plat à gratin disposer une couche de champignons, de patate douce puis une couche de potimarron puis un peu de crème soja, sel, poivre. Et on recommence.

Ajouter sur le dessus quelques champignons.

Enfourner à 180° environ 40 minutes (à voir en fonction du four).

Bon ap’ !!

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Qi gong – prendre soin du corps, des émotions et de l’esprit

Coucou tout le monde !

Aujourd’hui je vais vous parler d’une autre manière de gérer nos énergies, nos émotions et donc de notre bien être physique et mental.

Le qi gong permet par une série de mouvements et d‘intentions ou d’attention sur les zones mobilisées, de faire circuler l’énergie dans les méridiens souhaités (canaux où circulent l’énergie).

En fonction de la saison dans laquelle on est il y aura une correspondance avec différents méridiens ou organes, avec un élément (eau, bois, feu, terre, ou métal) et une ou plusieurs émotions/ état d’esprit.

Aujourd’hui nous sommes en Hiver ce qui correspond à l’élément Eau reliée aux méridiens de Vessie et de Rein. Eux même reliés aux oreilles, aux os et aux moëlles.

Au niveau émotionnel il s’agira de nourrir notre solidité, notre confiance en nous, notre capacité à rebondir, notre capacité d’adaptation (être comme l’eau).

En effet, ce qui « abime » le rein c’est principalement les peurs, les insécurités, les dévalorisations.

Il y aura donc un enchainement de mouvements à faire pour stimuler et nourrir le Rein, la vessie et les émotions positives reliées.

On peut ressentir l’énergie de différentes façons, sous forme de chaleur, picotements, fourmillements, « résistance magnétique » … Chacun le ressent différemment.

Il me semble important de connaitre le trajet de ces deux méridiens qui sont pairs afin de pouvoir se concentrer dessus lorsque l’on effectue les mouvements.

Sachant que ces méridiens de vessie et reins sont reliés entre eux :

  • le méridien du  rein est relié au point de sortie du méridien de la vessie,
  • les méridiens de vessie et de rein se relient tous à la vessie et au rein organes
  • les méridiens de vessie droit et gauche / de rein droit et gauche sont reliés entre eux par des voies spécifiques appelées « luos ».

Voilà donc deux photos de ces routes énergétiques de notre corps !

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L’énergie dans le méridien du rein va du bas vers le haut comme dans tous les méridiens yin.

 

 

L’énergie dans le méridien de vessie va du haut vers le bas comme dans tous les méridiens yang.

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Photos issues du livre Manuel d’acupuncture de Peter deadman et Mazin Al-Khafaji

De même il est important de se concentrer sur les émotions positives : solidité, confiance en soi, stabilité, adaptabilité pendant qu’on réalise les mouvements.

Je vous renvoie donc sur 5 vidéos que j’aime beaucoup qui vous monterons les mouvements à réaliser :

  • Ke wen : mouvements de base du qi gong
  • Ke Wen : pour renforcer l’énergie des reins
  • Pour stimuler la vessie et les reins (plusieurs enchainements)

Bon qi gong et belle journée !

Sources

  • Cours de médecine chinoise de la SFERE
  • Précis d’acupuncture chinoise, académie de médecie traditionnelle chinoise
  • Manuel d’acupuncture de Peter deadman et Mazin Al-Khafaji

Les Madeleines véganes

Salut à tous-tes !

Aujourd’hui on repart cuisiner, des supers madeleines véganes ! Facile à faire et facile à démouler (moule au fer blanc).

J’avais vraiment envie de tester, j’adorais les madeleines avec la coque en chocolat (avant d’être végane) et je n’avais pas encore testé en version végane. Et ben j’ai pas été déçue, c’est trop bon !!

Je me suis inspirée de la recette de la fée stéphanie et j’ai adapté les dosages en fonction de mes goûts.

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Ingrédients

  • 110g de farine (ici petit épeautre)
  • 30g de fécule (ici patate)
  • 50g de poudre d’amande (ici j’ai mixé des amandes entières)
  • 50g de sucre roux (rapadura ici)
  • 1càc de bicarbonate
  • 45g d’huile de tournesol
  • 40g de crème végétale (ici soja)
  • 50g d’eau filtrée
  • 50g de lait végétal (ici riz)
  • 1càS de vinaigre de cidre

Recette

Mélanger les ingrédients solides dans un saladier, ajoutez les ingrédients liquides petit à petit tout en mélangeant, en mettant le vinaigre en dernier.

Verser la pâte à l’aide d’une cuillère dans le moule, remplir jusqu’au bord pas plus (ça lève après !)

Enfourner 6 minutes à 240° puis quand la bosse est formée, 4 minutes à 200°.

Démoulez et si vous souhaitez rajouter une coque en chocolat : fondez 5 carrés de chocolat au bain marie et peignez au pinceau la coque de vos madeleines !

Régalez vous !!

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Dossier – Les animaux marins –

Quelques réflexions bienveillantes

On ne sait pas tout. On s’en aperçoit tous les jours, notamment lors de la sortie de nouvelles études scientifiques et lorsque l’on prend le temps d’observer le monde.

On se rend compte aujourd’hui que les animaux marins ressentent la douleur à la fois via les études scientifiques mais également par l’observation simple.

Quand on sort un poisson de l’eau, il se débat, tente de respirer et de retourner dans l’eau, n’est ce pas un signe qu’il veut survivre ?

Que sait-on vraiment de ce qu’expérimentent les animaux ? Sommes-nous à leur place ?

Et si on ne comprenait pas tout et qu’en réalité les animaux marins vivent des émotions, pensent mais simplement sous une forme différente de la notre ?

Et si on admettait tout simplement qu’il y a une multitude de façons de percevoir le monde et que la notre n’est pas supérieure à celle des autres espèces ?

Et si on respectait toute forme de vie même si on ne la comprend pas forcément ?

Les poissons ont bonne mémoire

Les poissons ont de la mémoire à long terme, ils apprennent en voyant leur congénère se faire attraper par un hameçon, à ne pas se faire prendre à leur tour, s’ils se font prendre une fois, il s’en souviennent et ne remordent pas l’hameçon.

De même lorsqu’on leur applique un stimuli douloureux ils apprennent à l’éviter, s’en souviennent, il ne s’agit donc pas de réaction réflexe mais bien d’apprentissage pour éviter la douleur (10)

Lorsqu’un poisson croise son prédateur à un endroit et un moment donné, Il s’en souvient et évitera ce lieu à cette heure précise à l’avenir.

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Ils ont également de la mémoire spatiale, un saumon peut retourner dans sa rivière natale quittée il y a fort longtemps ; car chaque rivière a un goût et une odeur particulière pour les poissons.

gobie

Un type de poisson particulier : le gobie repère à marée haute la configuration du sol et ainsi lorsque la marée est basse il peut sauter d’une flaque à l’autre sans se tromper (et donc sans se prendre un rocher!) ! (4)

Les sens des poissons

Les poissons captent la lumière bien mieux que nous, certains captent même la lumière UV et cela jouerait un rôle dans la communication entre les poissons (message codé seulement pour ceux qui voit les UV !!). Ils voient en couleur (17) et voient mieux qu’un chat la nuit.

poisson rouge et blanc

Leurs yeux sont positionnés latéralement et leur permettent une vision à 280°, à l’exception des prédateurs qui ont une position plus frontale des yeux. La distance à laquelle ils voient varie en fonction de leur environnement (eau trouble ou claire, niveau de profondeur..).

Une lampe de poche éclairant un lac lorsqu’il fait nuit noire crée une désorientation et un stress du poisson qui s’était adapté à la faible luminosité d’autant qu’il n’a pas de paupières pour s’en protéger.

Ces êtres sensibles parlent « en comprimant leurs vessies natatoires, en faisant grincer leurs dents pharyngales, en frottant ensemble certaines de leurs arrêtes, ils produisent des sons qui peuvent varier de bourdonnements et de clics à des glapissements et des sanglots » qui sont spécifiques à chaque espèce. (1, 5)

Ils peuvent ainsi manifester un stress, une peur, ou faire la coure à un autre poisson en émettant un son caractéristique.

poisson chat

Concernant leur sens gustatif, les poissons ont des récepteurs autour et dans la bouche, la gorge, la tête et certains peuvent même goûter la nourriture à une certaine distance avec leurs barbillons présentes sous leur menton et sur les extensions de leur nageoire pelvienne (poissons chats par exemple). (5, 17)

L’oreille interne des poissons leur permet comme nous d’avoir un sens de l’équilibre et de connaitre la position de leur corps dans l’espace.
Les poissons osseux possèdent des otolithes qui leur permettent, via la vibration de l’eau, lors de la propagation de l’onde sonore, de percevoir des sons (sachant que les sons se propagent 3 fois plus vite dans l’eau que dans l’air !). (13)

Ils possèdent une ligne latérale le long de leur flancs composée de nombreux organes mécanorécepteurs, c’est à dire des écailles percées d’un trou et reliées à des cellules sensorielles.. (16)

Elle leur permet de sentir les vibrations de l’eau, les différences de pression, les mouvements de l’eau à distance afin de s’orienter ou de percevoir la présence d’un prédateur, d’une proie et sa vitesse de déplacement (6,7, 16). Les ondes sonores de basses fréquence pourraient également être perçu par ce biais là tout comme les champs magnétique. (15, 16)

banc poisson

Les lignes latérales permettent aussi aux poissons de nager en bancs sans se heurter et ainsi de faire croire à leur prédateur qu’ils forment un gros poisson et d’éviter ainsi les attaques ! Ou encore d’attraper plus facilement une proie. (14)

Les poissons sont très sensibles au toucher grâce à leurs écailles, leurs lignes latérales et leurs barbillons.
C’est d’ailleurs en se frottant l’un contre l’autre qu’ils se font la coure. (5)

Ils possèdent également des récepteurs olfactifs logés au fond de leur narines (sac olfactif) qui leur permet de sentir les odeurs des différentes rivières, des autres animaux présents, de sang synonyme de danger, des substances dissoutes dans l’eau…

Les poissons ressentent la douleur

Ils sont dotés de récepteurs à la douleur : les nocicepteurs, on peut notamment le constater à la façon dont ils réagissent quand on les sort de l’eau : se débattent, tentent de respirer ; ils souhaitent vivre et ne pas souffrir. (3, 10, 11)

truite

Une expérience avec la Truite arc en ciel montre qu’elle se désintéresse de son environnement, accélère son « rythme respiratoire », nage moins et ne se nourrit plus quand elle est soumise à un stimuli douloureux. (10, 11)

Une autre étude prouve que le fait de sortir un poisson de l’eau entraine chez lui une réaction de stress aigüe (en sécrétant du cortisol entre autre) lorsqu’il tente de s’échapper, ce qui sous entend une souffrance de celui-ci (Robb et Kestin, 2002).

Idées reçues sur les poissons

Ils ne ressentent pas la douleur. Faux, ils sont dotés de récepteurs à la douleur, de nombreuses études montrent que les poissons ont des réactions spécifiques face à des stimuli douloureux et apprennent à éviter ces stimuli car ils en ont conscience !
Exemple : Prend la fuite, se paralyse, crie…
Leur corps sécrète des enképhalines ou endorphines pour faire face à la douleur (l’atténuer) tout comme les humains.

Il n’y a donc pas besoin de les étourdir avant de les tuer comme les autres animaux. Faux. Un poisson que l’on sort de l’eau et que l’on éviscère est encore conscient pendant et après l’éviscération. C’est pourtant cette pratique qui est la plus fréquente pour les abattre.

Ils sont anesthésiés quand on les jette sur la glace. Faux, ils agonisent encore plus longtemps et cela accroit l’intensité de leur détresse. La différence de température est perçue comme un stress intense par le poisson (Skjervold et al., 2001) ce qui peut provoquer un violent comportement de fuite (HSA, 2005, cité dans Stevenson, 2007). cela peut même aller jusqu’à le paralyser mais sa conscience est toujours là. (2)

En sachant cela, refroidir rapidement les poissons vivants est cruel d’autant plus lorsqu’ils viennent de vivre le stress lié à la capture (double stress..)
Pourtant, il est fréquent pour les espèces provenant d’élevages d’être tuées par asphyxie dans un coulis de glace (Lines et al., 2003). (2)

Il vaut mieux manger du poisson qu’un animal terrestre car il aura moins souffert. Faux. Ce dont on peut être sûr c’est qu’en l’état actuel des choses tous les poissons capturés pour être mangés ont souffert car toutes les méthodes de pêches font souffrir le poisson.

Les différentes pêches et les prises accessoires (2,3)

De nombreuses espèces sont pêchées involontairement notamment par les méthodes de pêches industrielles, ces animaux sont le plus souvent relâchés morts ou agonisant et blessés dans la mer. Il peut s’agir de tortues, de baleines, de dauphins, de requins, d’oiseaux (si la ligne est trop proche de la surface de l’eau).

poisson agonie filet

  • Dans la pêche à la ligne de traine, il s’agit de longues lignes avec des hameçons présents tout le long.

Ces lignes de traines peuvent faire jusqu’à 3 fois la Manche en distance et tuent environ 4,5 millions d’animaux marins par an en tant que prises accessoires. (3)

La mort est lente lorsque les poissons sont attrapés. Certains animaux y restent accrochés et ne meurent que lorsqu’on les aura décrochés, d’autres meurent de la blessure causées par l’hameçon ou en tentant de s’échapper, d’autres encore ne peuvent pas échapper aux prédateurs.. (8,9)

  • Le pire étant tout de même les chalutier en général utilisés pour pêcher la crevette, ils vont jusqu’à prendre entre 80 à 90% de prise accessoires qu’ils rejettent morts dans l’eau, voire 98% pour les plus faibles rendements. (2,3,9)
    Ils ratissent le fonds des eaux et détruisent les écosystèmes (animaux marins, phytoplanctons…) et favorisent ainsi le réchauffement climatique.
    C’est l’équivalent de la déforestation. (3, 9)

De nombreux animaux se retrouvent piégés, broyés et mutilés au fond du filet, lors de la remontée de celui-ci la décompression entraine souvent une éviscération et l’éclatement des yeux des poissons. (2, 3, 9)

Comme le proposait Jonathan Safran Foer peut être que si l’on mettait le nombre d’animaux tués pour 500g de crevettes sur l’emballage, les gens ne feraient pas les mêmes choix alimentaires… (3)

  • La pêche au chalut électrique : la décharge est tellement violente que les poissons victimes de cette pêche remontent avec des taux anormaux de brûlures, ecchymoses, hémorragies, fractures et rupture de la moelle épinière. En plus de capturer les animaux marins et de leur infliger de la souffrance les champs électrique rajoute de la torture. (18,19)

C’est une pêche au chalut sauf qu’ à la place des filets ils mettent de longues électrodes qui passent dans les sédiments et électrocutent les animaux qui s’y trouvent… Sachant que l’électrocution n’est pas sélective elle touche évidemment tous les animaux se trouvant à proximité… (19)
Elle a des conséquences néfastes en particulier pour les requins, les cabillauds et les raie qui sont électro-sensibles, et des effets négatifs sur les coquillages, les vers arénicoles, les crustacés, les embryons, les larves, et l’écosystème en général. (18)

Des questions se posent aussi quant aux effets de cette pêche sur la reproduction des animaux marins. Des études scientifiques s’inquiètent également des effets du stress électrique dans le cas où des animaux marins sont atteints par ces arcs électriques plusieurs fois dans leur vie…

En effet de nombreux témoignages de pécheurs artisanaux ont été recueillis et expliquent à quel point les fonds marins sont désert après le passage d’un chalut électrique et ceux pendant des dizaines d’années. (20)

Pourtant mis à part les études faites par les lobbys du chalut électrique aucune ou très peu d’étude indépendante n’a été menée sur les conséquences de cette pêche.

Mais quand on voit que même la Chine a arrêté la pêche électrique on se dit bien qu’il y a quelque chose !

« En effet, d’anciens ou récents rapports provenant de Chine, de Russie ou des Etats-Unis constatent dans l’environnement immédiat ou proche des chaluts électriques des réactions épileptiques sur les poissons, des torsions de la colonne vertébrale, des ruptures de la moelle épinière, des émissions précoces d’œufs non-viables et des mutilations des larves. »  Robins des bois, Taser pour les sole n°3 (21)

  • La pêche au filet comme pour le thon, un filet est déployé et les animaux sont comprimés, regroupés et emmenés sur le pont et peuvent être déchiquetés par la remontée. Ils seront ensuite tués et se videront lentement de leur sang, encore conscients..

Les filets perdus par les bateaux vont ensuite continuer à piéger des animaux marins et mettent des centaines d’années pour se désagréger dans l’eau : une vrai catastrophe écologique.. (9)

  • La pêche à la ligne (canne à pêche). Elle génère une intense douleur liée à l’hameçon qui parfois s’accroche ailleurs que dans la bouche du poisson.

Même si on le relâche ensuite, on fait souffrir le poisson, on abîme sa peau écaillée, sa blessure le rend vulnérable face aux prédateurs (puisque sa blessure les attire), et risque de s’infecter, lui générant de la douleur.

Pêche, Abattage et durée de l’agonie (2)

« La durée de l’agonie varie selon les espèces, le traitement, mais aussi la température.
Dans l’étude hollandaise mentionnée ci-dessus (V.d. Vis et Kestin, 1996), le temps écoulé jusqu’au moment où les poissons deviennent insensibles a été mesuré pour des poissons soumis à éviscération et à asphyxie sans éviscération.
Ceci a été effectué pour plusieurs espèces de poissons (harengs, morues, merlans, soles, limandes et carrelets). On a trouvé qu’il s’écoulait un laps de temps considérable avant que les poissons perdent toute sensibilité :

  • 
 éviscération à vif (gibbing dans le cas des harengs) : 25 à 65 minutes,
  •  asphyxie sans éviscération : 55 à 250 minutes.

Certaines espèces adaptées pour passer un certain temps hors de l’eau, telles que les anguilles, peuvent rester en vie très longtemps après avoir été sorties de l’eau. (Gellatley, 2008).

Selon une étude néerlandaise (V.d. Vis et Kestin, 1996), l’observation des pratiques de pêche en mer a révélé que de nombreux poissons étaient vivants et conscients lors du déchargement sur le pont depuis un chalutier.

Ceci a été démontré par le fait que les poissons suivants étaient capables de nager de manière coordonnée si on les remettait à l’eau pour les besoins de l’expérience :

100% des turbots et des roussettes,

96% des morues,
 91% des merlans,

87% des harengs,
 86% des barbues,

73% des limandes , 
55% des soles,

40% des carrelets, 
26% des grondins gris. »

Les cahiers antispécistes, le pire à lieu en mer (2).

Autant dire qu’en plus de les capturer, de les faire souffrir, on prolonge leur agonie et donc leur souffrance… Ce qui est assez horrible quand on sait qu’il ressentent la douleur et que se sont des êtres sensibles.

1000 milliards d’animaux marins meurent chaque années de la pêche .(9)
Sachant que ce chiffre ne compte pas tout ce qui n’a pas été déclaré donc il s’agit en vérité de beaucoup plus !!!

L’aquaculture une sale aventure (2,3)

Au départ réalisée pour éviter la disparition de certaines espèces sauvages qui finalement n’a pas du tout empêché les pêcheurs de pêcher le saumon.

Il s’agit d’un véritable élevage intensif de poissons qui n’ont que très peu d’espace: l’équivalent d’une baignoire d’eau pour un poisson de 60cm..).

Des études ont montré que plus l’espace de vie des poissons est restreint plus le poisson est stressé et aura un comportement anormal (qui varie en fonction des espèces).

L’hygiène y est tellement mauvaise que les poux de mer s’y développent de manière intense attaquant et blessant les nageoires ou tout autres parties des poissons allant jusqu’à faire des trous dans le poisson.
L’eau est tellement sale qu’il devient très difficile d’y respirer.

Le poisson est un animal sociable et ici impossible d’instaurer un équilibre social, la population est tellement dense qu’il y aura aussi du cannibalisme.

Les poissons ne peuvent pas vivre leur vie normale de poisson c’est à dire nager où ils aiment, manger ce qu’ils veulent… Leur bien être est impacté, il n’est plus.

Soumis à l’ingestion de granulés de poissons morts et d’antibiothérapie quotidienne, le développement de bactéries résistantes aux antibios (notamment chez l’homme) est de mise.
Pour rajouter un peu de souffrance avant la fin, ils ne seront pas nourris 7 à 10 jours avant leur abattage afin d’éviter les déchets durant le transport

Ils seront enfin tués avec un couteau qui leur ouvrira les ouïes en général sans étourdissement préalable, puis jetés dans une cuve d’eau ou un coulis de glace où ils continueront d’agoniser en se vidant de leur sang

Une enquête sur les truites en pisciculture effectuée par L214 montre en image ce qu’il se passe vraiment, voir ici.

Les poissons domestiques

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Ils vivent en général dans un espace trop restreint ce qui entraine une variation fréquente et rapide de température auquel le poisson est très sensible.

L’eau peut être rapidement polluée si l’on allume un encens à proximité, ou que l’on utilise un vaporisateur… Les gens ne le savent pas en général.

Ils seront soumis à un stress important lié à la vie humaine autour : bruit, lumière alors qu’il fait nuit..

L’élevage avant la vente des poissons se fait dans des conditions très difficiles et stressante pour les poissons.

Et entre nous, vous trouvez ça normal qu’on vende/achète des êtres sensibles sous prétexte qu’ils sont vulnérables et qu’on a décidé qu’ils n’avaient pas de conscience ?

Cas particulier des mollusques, crustacés, poulpes, calamar… (10,11,12)

Ils sont également très sensibles à la douleur via leur récepteurs à la douleur, comme nous !

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Les céphalopodes (pieuvre, calamar, poulpe) , gastéropodes (escargots, limaces, bigorneau) et les coquillages bivalves (moules, huitre) présentent des récepteurs à la douleurs (Crook and Walters, 2011).

« Les propriété électrophysiologique des nocicepteurs sont conservés des mollusques aux poissons téléostéens et mammifères. Les réponses comportementales comme l’évitement, la suspension du comportement normal, et la mise en jeu de comportements de protection et de soins sont présents chez les crustacés, mollusques et poissons.
Après un évènement potentiellement douloureux il y a également des exemples de modifications de la motivation qui démontrent qu’un évènement douloureux a des conséquences sur l’apprentissage, les décisions comportementales de l’animal en fonction de sa blessure (évitement ou altération des décisions). » (10, 11, 12)

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En clair les mollusques (bigorneau), coquillage bivalves (moules, palourdes, huitre), crustacés (crabes, écrevisses, crevettes, langouste, homard), céphalopode (calamar, poulpe..), poissons osseux (cabilleau, lotte…) ou mammifères (baleine, dauphin, requin) ressentent la douleur, ont des réactions de stress comme nous et souhaitent à tout prix éviter cette douleur en se protégeant (se cache, envoie un jet d’encre…), en fuyant
Du fait de cette sensation douloureuse, ils ne sont plus motivés pour leurs activités habituelles et ne mangent plus

Ils sont conscients de la douleur et mettent en œuvre des stratégies pour y faire face.

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Les céphalopodes et notamment les poulpes ont environ 500 millions de neurones, peuvent changer de couleur à volonté pour se camoufler, « voient » avec leur peau, ils sont très intelligents(22).

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La crevette-mante voit les UVs (que nous ne voyons pas !)et voit environ 4 fois plus que nous !!

Et plein d’autres choses qu’on ne sait pas parce qu’on est pas à leur place !!

Belle journée pleine de bienveillance et de compassion envers tous les êtres humains, non humains, et envers tout ce qui est (même ce que l’on ne perçoit pas).

(1) https://www.l214.com/poissons/intelligence-et-vie-sociale

(2) http://www.cahiers-antispecistes.org/le-pire-a-lieu-en-mer/
(3) Faut il manger les animaux ? Jonathan safran foer page 254
page 370-372

(4) https://www.petafrance.com/actualites/lintelligence-des-poissons/

(5)http://www.cahiers-antispecistes.org/les-poissons-une-sensibilitehors-de-portee-du-pecheur/

(6) https://www.aquaportail.com/definition-589-ligne-laterale.html

(7) http://vieoceane.free.fr/paf/fichef2.html

(8) Gregory, N. G. 1998. Animal welfare and meat science, chapter 11. Neville G. Gregory with a chapter by Temple Grandin. CAB International, Novembre 1998. ISBN-13 : 9780851992969.

(9) Plaidoyer pour les animaux, Mathieu Ricard, p 99, p 131.

(10) Pain perception, aversion and fear in fish V. A. Braithwaite*, P. Boulcott Vol. 75: 131–138, 2007

(11) REVIEW , Pain in aquatic animals , Lynne U. Sneddon*  The Journal of Experimental Biology (2015) 218, 967-976

(12) Elwood, R.W.; Barr, S.; Patterson, L. Pain and stress in crustaceans? Appl. Anim. Behav. Sci. 2009, 118, 128–136.

(13)https://spccfpstore1.blob.core.windows.net/digitallibrary-docs/files/f7/f7af0b55d0dab5f6475fd71d129bc35e.pdf?sv=2015-12-11&sr=b&sig=jcO8hPO5YL4AVrDU8jj9LysRJFQaB0s86A90tkjUDr4%3D&se=2019-04-23T20%3A48%3A21Z&sp=r&rscc=public%2C%20max-age%3D864000%2C%20max-stale%3D86400&rsct=application%2Fpdf&rscd=inline%3B%20filename%3D%22Anon_16_06_Fish_anatomy_VF.pdf%22

(14) https://www.pourlascience.fr/sr/article/les-bancs-de-poissons-4577.php

(15) http://www.morfonct.ulg.ac.be/rech_ligne_lateral.html
(16) http://doris.ffessm.fr/Glossaire/Ligne-laterale
(17)https://www.futura-sciences.com/planete/dossiers/zoologie-poissons-eau-douce-1440/page/7/
(18) http://207.204.5.11/le-taser-pour-les-soles/

(19) http://www.bloomassociation.org/nos-actions/nos-themes/peche-electrique/quel-est-le-probleme/

(20) http://www.bloomassociation.org/nos-actions/nos-themes/peche-electrique/impact-sur-les-pecheurs/

(21) http://207.204.5.11/taser-pour-les-soles-n3/

(22) Review Animal Sentience: Where Are We and Where Are We Heading?, Helen Proctor

Cake aux poivrons, cajou, courgette, noisettes – Végane

Coucou tout le monde !

J’ai eu une soudaine envie de cake salé !! Alors je me suis relancée dans une petite recette  FullSizeRenderMais comme d’habitude on a mangé le cake trop vite et j’ai pensé à prendre la photo quand il ne restait plus que ce petit bout…

Ingrédients pour un petit cake (plat 20 cm de long) :

  • 1/2 courgette
  • 1/2 poivron rouge
  • 1 petit oignon
  • 2 gousses d’ail
  • 150g de farine de blé complète
  • 50g de farine de pois chiche
  • 40g d’huile (omega 3 ici)
  • 20g de fécule de patate (facultatif)
  • 2 poignées de noisettes et de noix de cajou (ou des noix)
  • du lait de soja
  • 1 càc de bicarbonate
  • 1càS de vinaigre (ou jus de citron)

Recette :

  1. On mélange les farines, la fécule, le bicarbonate dans un saladier, avec amour et pleine conscience bien sûr 😉
  2. On fait un puit au milieu et on verse l’huile, et tout doucement le lait de soja en mélangeant
  3. Pour savoir quelle quantité de lait de soja mettre, ajouter le peu à peu en mélangeant jusqu’à obtenir une texture de pâte à gâteau (et là on arrête d’en mettre !!)
  4. On coupe en petit cubes le poivron, la courgette, et l’oignon et l’ail en lamelles
  5. On ajoute tous les légumes et les noix à la pâte, on mélange bien
  6. On rajoute le vinaigre, on mélange bien et on verse le tout dans le moule !
  7. On met le tout au four à 180°C chaleur tournante entre 30 et 45 minutes en fonction du four.

Bon appétit !!

Courgettes rondes farcies au quinoa et petits légumes – Végane

Salut à toutes et à tous !!

Aujourd’hui on va se lancer dans une petite recette avec des courgettes rondes parce que c’est la saison et que c’est trooooop bon !!

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Alors pour commencer le mieux c’est d’aller chercher dans notre jardin ou chez un petit producteur bio et local, les légumes dont on a besoin, ici pour 2 personnes :

  • 2 grosses courgettes rondes
  • 2 gousses d’ail
  • 1 gros poivron rouge
  • 1 tomate
  • 1 oignon

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Pour le reste, on va au magasin bio et dans notre jardin si on en a chercher :

  • 1 branche de thym du jardin, de l’origan, de la ciboulette,
  • du sel et un peu d’huile d’olive.
  • du quinoa (je fais un peu au pif pour le dosage …)

Ensuite, après une petite méditation sur la beauté de la nature et sur tout ce que l’environnement fait pour nous … On peut se mettre à cuisiner avec amour !!

  • On épluche l’ail, l’oignon, on les coupe en petits morceaux,
  • On lave les courgettes et on coupe leur chapeaux, on enlève la chair à l’intérieur avec une grosse cuillère (on laisse quand même 1cm de chair).
  • On lave le poivron, on enlève les graines et on les fait sécher pour les planter plus tard. On le coupe en petits bouts.
  • On fait revenir la chair de courgette, l’ail, l’oignon, le poivron, les herbes, l’huile d’olive et le sel dans une casserole à feu doux. Rajouter un peu d’eau si nécessaire. Au bout de 10minutes ajoutez la tomate coupée en petits morceaux.

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  • Pendant ce temps on met le quinoa dans l’eau bouillante et on l’enlève quand il est cuit (un petit tubercule sort de la graine et ça sent bon le quinoa). Puis égouttez le.
  • Faites cuire dans un plat les 2 courgettes rondes au four à 180° avec des petites patates du jardin coupées en 2. Environ 30 minutes.
  • Mettez le quinoa et les petits légumes (lorsqu’ils seront cuits) dans les courgettes. Remettre au four 15 minutes.

 

Servez le tout avec une petite salade, s’il reste des légumes et du quinoa mettez les avec ! Bon ap’ !!! Belle journée !!

PS : j’adore tellement les courgettes rondes que j’en ai fait des semis qui ont bien grandi et sont actuellement dans ma butte avec les melons !!

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L’effondrement arrive à grand pas …

 

Un effondrement global signifierait que tous les services encadrés par la loi c’est à dire la nourriture dans les supermarchés, les pompes à essences, l’école, les hôpitaux, l’eau courante, l’électricité, les stations d’épuration, la gestion des déchets ne seraient plus assurés ou à un coût trop important.

[définition inspirée d’une citation d’Yves Cochet ancien ministre de l’environnement]

 

Comment cela est-il possible ?

Le système actuel est basé sur de l’énergie fossile, des métaux rares qui sont des ressources limitées. Malheureusement on utilise ces ressources limitées dans un but de croissance infinie (produire toujours plus) ce qui amène forcément droit dans le mur…

 

Tous les systèmes sont intriqués : l’économie, l’énergie, le réchauffement climatique, l’effondrement des écosystèmes terrestres et marins. Si l’un s’effondre, les autres suivront…

 

  1. Commençons par l’énergie

 

Toute l’énergie que l’on utilise provient :

  • du charbon, du gaz, du pétrole qui ont besoin de pétrole pour être extrait et transporté, détruisent l’environnement,
  • du nucléaire qui utilise de l’uranium extrait et refroidit avec les énergies fossiles,
  • des barrages hydrauliques qui nécessite du pétrole pour leur fabrication et détruisent les écosystèmes de part leur présence,
  • des panneaux solaires ou de l’éolien qui nécessitent l’utilisation de métaux rares que l’on extrait avec les précédentes énergies fossiles et des produits chimiques [16, 17].

 

Il n’y a donc pas d’énergie verte, renouvelable qui ne soit pas pétrole dépendante et qui ne détruit pas l’environnement au passage…

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Sachant que l’utilisation du pétrole crée énormément de gaz à effet de serre, et est à l’origine des océans de plastique et donc de la destruction de l’environnement

Or ces mêmes énergies fossiles ne sont pas illimitées, le pétrole conventionnel à d’ailleurs passé son pic (valeur maxi et après ça décroit) en 2006 (selon l’agence internationale de l’énergie) [20], pour les autres et les métaux rares le pic arrive aussi.

Par exemple l’indium (nécessaire pour les cellules photovoltaïque), l’argent (nécessaire pour les éolienne), le lithium (constituant majeur des batteries) devraient passer leur pic avant 2030 [1, 10].

Quand il n’y en aura plus, la demande en énergie, elle, continuera de croitre pour faire fonctionner le système, que ferons nous ?

Les énergies « renouvelables » ont besoin de métaux rares et de pétrole et n’ont pas une puissance suffisante pour remplacer le pétrole.

Les sables bitumineux, les plateforme offshores, les gaz de schistes ne pourront pas remplacer le pétrole car il faut forer toujours plus loin pour les trouver et donc utiliser davantage d’énergie pour les récolter.

Le bilan financier des entreprises de forage de pétrole non conventionnel est d’ailleurs souvent désastreux. [1]

Leurs techniques d’extractions sont d’ailleurs néfastes pour l’environnement (micro-tremblement de terre, fuite de méthane et de matières radioactives, contamination des nappes phréatiques, consommation d’énergie, de sable et d’eau douce très importante).

Tout ce que nous utilisons dans nos vies quotidiennes provient d’énergies qui ne sont pas propres.

 

Le système est pétrole dépendant directement ou indirectement :

 

  • Pour fabriquer une fourchette il faut du métal que l’on extrait avec du pétrole, que l’on amène dans une aciérie dont les rouages ont besoin de dérivé du pétrole comme lubrifiant, puis la fonte du métal nécessitera… du pétrole.

Pour amener la fourchette il faudra un camion, un avion ou un bateau (=pétrole), puis elle sera stockée dans un supermarché climatisé (nucléaire et pétrole) et nous viendrons l’acheter en voiture (pétrole).

 

  • Pour entretenir une centrale nucléaire il faut du personnel qui vient en voiture (pétrole), pour refroidir les réacteurs et l’eau des piscines à uranium il faut aussi de l’énergie fossile… Il y a également des rejets d’eau chaude dans les cours d’eau qui tue les végétaux et la faune présentes (destruction des écosystèmes).

 

  • Pour que le réseau d’eau potable fonctionne il faut de l’électricité, donc que la centrale fonctionne, qu’on l’entretienne, et pour tout ça (transport, fabrication des pièces…) il faut du pétrole.

 

  • Si on réfléchit bien c’est comme ça pour tout… même pour les voitures électriques qui génère d’ailleurs presque autant de carbone qu’un diesel [16]!!

 

Ce qui veut dire que s’il n’y a plus de pétrole, ou qu’il devient de plus en plus cher et qu’il est rationné, de nombreux services basés sur un faible coût de la ressource en énergie fossile ne seront plus accessibles à une majorité de la population.

 

Même si ces ressources étaient illimitées, elles émettent tellement de gaz à effet de serre qu’elles produiraient un réchauffement climatique tel que les écosystèmes s’éteindraient complètement, l’agriculture serait impossible, la montée des eaux serait impressionnante, il n’y aurait plus d’eau douce, l’air serait irrespirable, bref tout s’effondrerait quand même.

 

  1. Pollution de l’eau et effondrement des écosystèmes

 

Les arbres, les plantes, le phytoplancton marin transforme le CO2 en O2 c’est à dire qu’ils diminuent la présence de gaz à effet de serre et nous permettent chaque jour de respirer.

La forêt par exemple permet aux nuages de se former et donc également à la pluie d’être là, en captant l’eau via la photosynthèse et en la libérant en même temps que l’oxygène [8].

L’eau nous permet de rester en vie.

Ces ressources et aides précieuses diminuent du fait de l’activité humaine, ce qui nous amène petit à petit vers l’effondrement.

 

Voici les principales activités humaines en cause :

  • La destruction des forêts pour produire toujours plus mais à bas coût, pour notre société capitaliste (huile de palme, constructions, bois de chauffage, agriculture pour nourrir les animaux d’élevage, pâturage) en utilisant du pétrole. [1,2,4, 18]

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  • La destruction du phytoplancton. Deux facteurs majeurs de la destruction du phytoplancton : la surpêche qui racle le fond des océans (il faut aussi du pétrole pour faire avancer les bateaux) et l’excès de gaz à effet de serre dû à la pollution crée l’acidification des océans (trop de CO2 dans l’eau). Laquelle détruit le phytoplancton qui transforme alors moins de C02 en d’oxygène et l’océan s’acidifie davantage… Un méga cercle vicieux… [1,2,4, 7]

 

  • L’élevage intensif responsable de 14% des gaz à effet de serre (avec l’agriculture), de la pollution des eaux et des nappes phréatiques [3] (nitrates, antibiotiques… contenues dans les matières fécales animales), nécessite énormément de terre agricole pour nourrir les animaux ce qui entraine la destruction de forêts pour planter du soja ou autre : 85% de la destruction de la forêt amazonienne [2]. Car plus on est nombreux sur la planète, plus il y a de monde qui veux manger de la viande… [4]

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  • La pollution des nappes phréatiques et des eaux par l’agriculture conventionnelle qui met tellement d’engrais que les sols ne les absorbent plus, ils finissent alors dans l’eau, abimant au passage la faune et la flore sauvage[3].

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  • L’Appauvrissement des sols par un labourage trop profond tue les vers de terre et les champignons nécessaire à la vie de la terre. Ceci entraine alors un moins bon rendement agricole et laisse une terre sans vie. [1,2]

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  • Les inondations sont également en partie liées aux sols traités et au labour qui détruisent tous ce qui permettaient au sol d’être aéré (vers de terre, insectes, champignons, racines…) et ainsi d’absorber une grande quantité d’eau. Le bétonnage, la présence de grande parcelle agricole et la disparition des haies qui faisaient barrage à l’eau favorise aussi les inondations.[11,12]

Tout cela laisse un sol tassé « en toile cirée », mort, riche en pesticide et engrais qui part avec l’eau, la pollue au lieu de l’absorber. [11,12]

 

  • La destruction des insectes par les insecticides néonicotinoïdes de l’agriculture pulvérisés avec des machines qui utilisent du pétrole. Entraine un moins bon rendement de l’agriculture car de moins en moins de pollinisateurs… Cela pourra également toucher certaines plantes que d’autres animaux mangeaient et éteindre en cascade un certain nombre d’espèce. Il y a donc moins d’oiseaux car moins d’insectes donc moins de dispersion de graines par les oiseaux, créant la diversité.

 

Or c’est justement la biodiversité qui crée la stabilité, la productivité et la soutenabilité des écosystèmes. « Lorsqu’on diminue la diversité, on diminue les services que les écosystèmes nous offrent » [1]

 

Le problème c’est qu’avec un effondrement en cascade des espèces, cela produit également une modification du milieu en fonction des espèces qu’il reste et en général cela se transforme en désert terrestre ou marin. Ou encore en prolifération intense d’espèces qui n’ont plus de prédateurs et qui s’attaquent aux cultures par exemple.[1,4]

 

  • La démographie. Plus il y a d’individus sur la planète (qui consomme à la manière des pays occidentaux), plus il y a besoin de pétrole, plus il y a de consommation, plus il y a besoin de viande etc…

 

 

  1. Les gaz à effet de serre et le réchauffement climatique

 

Quels sont donc ces gaz ?

Le CO2, les gaz halogénés (provenant des hydrocarbures), le protoxyde d’azote et le méthane [5].

L’émission de gaz à effet de serre mondiale en 2016 vient de [6]:

  • L’Agriculture : 20%

Lié au méthane émis par les ruminants et les rizières, le protoxyde d’azote qui est un sous produits des engrais azotés épandu dans les champs (qu’ils soient de synthèse ou sous forme de lisier), les déjections animales.

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  • Le Transport : 14%

6% voitures, 4% camions, 2% bateaux, 2% avions

  • La déforestation : 9%

Liée à la croissance démographique et à l’alimentation, la volonté de manger toujours plus de viande (il faut des champs de végétaux pour nourrir les animaux).

  • Centrale à charbon : 21% (surtout utilisée en chine)
  • Centrale électrique, à gaz, et fioul : 7%
  • Ciment : 5%

La production des matières premières est très gourmande en énergie et donc émet beaucoup de gaz à effet de serre.

  • Acierie : 4%
  • Reste de l’industrie : 12%
  • Chaudière des bâtiments : 5%
  • Gestion des déchets, chaînes de froid … 7%

 

Le deuxième problème c’est que ces gaz sont stables dans l’atmosphère d’autant plus que l’on détruit ce qui pourrait les piéger (plantes, arbres, phytoplancton, permafrost…).

On peut estimer approximativement la durée de vie dans l’atmosphère de ces gaz [5] :

  • Co2 : 100 ans
  • Méthane (CH4) : 12 ans
  • Protoxyde d’azote (N2O) : 120 ans
  • Halocarbures : jusqu’à 50 000 ans

 

Il s’agit d’approximation car cela dépend du milieu c’est à dire que par exemple s’il y a plus de végétaux qui transforment le CO2 en O2 et en même temps moins de pollution alors la durée de vie de ces gaz sera diminuée.

 

  • Le cercle vicieux du réchauffement climatique

 

Quelques chiffres ?

Tous les modèles ayant estimé le réchauffement climatique pour les prochaines années ont sous estimé le rejet additionnel de CO2 du permafrost et donc ont sous estimé le réchauffement climatique [13, 14]…

On risque donc d’ici 2050 si on continue sur notre lancée, de passer à plus de +5°C c’est à dire deux fois plus que prévu … [15]

 

Quand la température monte, les glaciers fondent davantage et notamment le pergélisol qui dégage du CO2 et du méthane qu’il piégeait avant sa fonte.  De ce fait les gaz à effet de serre libérés dans l’atmosphère augmentent et le réchauffement climatique s’aggrave.

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Plus les glaciers fondent, plus l’eau des océans et des mers monte.

New York, Amsterdam, La Floride, le Bangladesh, les îles seront bientôt sous les eaux… Ce qui entraine déjà des migrations humaines et des animaux (voire leur extinction).

 

Plus il y a de réchauffement climatique plus le climat est changeant, imprévisible, plus il y aura de catastrophes naturelles (séisme, tsunami, ouragan, tornade…) et donc plus l’agriculture extérieure sera difficile. [3]

Sachant que leau des glaciers stocke de l’eau douce, il y en aura donc de moins en moins… [3]

Le réchauffement climatique crée une évaporation de l’eau plus importante et une raréfaction de l’eau potable.

Sachant que les forêts permettent également d’approvisionner en eau de nombreuses villes, la déforestation entrainera une diminution de la disponibilité en eau potable [3, 8].

Du fait du changement climatique, les zones humides deviendront encore plus humides (risque d’inondation élevé), et les zones arides deviendront encore plus sèches (risque de migrations importants). [3]

 

  1. Lien étroit entre l’économie et l’énergie

 

Le système financier est basé sur la dette, c’est à dire que plus il y a de dette plus il y a d’argent créé et plus il faut d’énergie pour faire fonctionner les serveurs sur lesquels sont stockées, transitent les données financières.

Pour dépenser cet argent emprunté il nous faudra aussi de l’énergie (pétrole).

Si le prix du pétrole augmente, les entreprises pétrolières peuvent investir pour la suite (trouver d’autre source d’énergie), comme toutes les entreprises investissent il y a pluS de pétrole et donc le prix baisse. Comme le prix du pétrole baisse, les entreprises auront moins d’argent pour investir afin de prévoir la fin du pétrole ou la transition et donc il y aura moins de pétrole et son prix va alors augmenter [1,9]

Bref l’énergie a besoin d’emprunter de l’argent pour investir et le système financier a besoin d’énergie et de dettes pour fonctionner.

 

L’économie existe parce qu’il y a des produits à vendre qui sont fabriqués, transportés, vendus, achetés par des gens et ainsi de suite. Or pour que tout cela puisse être possible, il faut du pétrole !! [6]

 

Sans parler des guerres actuelles pour le pétrole, qui profitent économiquement aux pays vendeurs d’armes et aux pays qui récupèrent le pétrole ou qui installent des pipelines …

 

En réalité, même si on trouvait une technologie de stockage de l’énergie ou une manière de faire de l’énergie propre, les gaz à effets de serre sont en action et ont une grande stabilité, on vivra donc de toute façon des changements climatiques brutaux. Lesquels pourront amener à la 6ème extinction de masse.

Il me semble qu’il est important que l’on se prépare à cela, psychologiquement et physiquement… que l’on soit plus autosuffisant et que l’on s’apprête à vivre autre chose que ce que l’on vit maintenant…

Je vous prépare d’ailleurs prochainement une série d’articles sur la façon de se préparer à cet éventuel effondrement !


Sources, pour aller plus loin

[1]Pablo Servigne, ingénieur et chercheur en agro-écologie et Raphael Stevens : Comment tout peut s’effondrer, petit manuel de collapsologie à l’usage des générations présentes (basé sur 1500 articles scientifiques et 200 livres)

[2] Julien WOSNITZA : Comment tout va s’effondrer ?

[3] http://www.fao.org/news/story/fr/item/1141801/icode/ Agriculture et pollution de l’eau

Toutes les vidéos de Pablo Servigne que vous trouverez sur Youtube.

Effondrement des écosystèmes :

[4] https://jancovici.com/changement-climatique/risques/que-risquent-les-ecosystemes-terrestres/

[21] Courrier International, L’effondrement de l’écosystème
https://www.courrierinternational.com/article/2000/11/09/l-effondrement-de-l-ecosysteme

[5] https://jancovici.com/changement-climatique/gaz-a-effet-de-serre-et-cycle-du-carbone/quels-sont-les-gaz-a-effet-de-serre-quels-sont-leurs-contribution-a-leffet-de-serre/

[6] https://www.youtube.com/watch?v=2JH6TwaDYW4 (A quand la rupture énergétique, Jancovici)

[7] https://jancovici.com/changement-climatique/risques/allons-nous-transformer-locean-en-un-lac-dacide/

Déforestation et service rendu par la forêt :

[8] http://envol-vert.org/forets-services/2012/09/la-foret-les-pluies/

[18] Le Monde : La planète a perdu 18 millions d’hectares de forêt
http://www.lemonde.fr/planete/article/2015/09/03/en-2014-la-planete-a-perdu-18-millions-d-hectares-de-forets_4744568_3244.html

Crise économique et pétrole :

Euractiv, Mise en garde FMI : la prochaine crise économique sera plus forte et plus rapide
https://www.euractiv.fr/section/economie/news/imf-warns-of-harder-crisis-as-bullish-ceos-come-to-davos/?hash=26a33ad3-e6dc-4764-b4c5-9a8c1f5fe0b8&utm_medium=social&utm_source=facebook

Forbes, La prochaine crise financière se prépare
https://www.forbes.fr/finance/la-prochaine-crise-financiere-se-prepare/

[9] https://www.youtube.com/watch?v=LnaEsByCmCE Manque de pétrole, Pouyanné patron de Total.

[20] Le Monde, Dossier sur le pic pétrolier
http://petrole.blog.lemonde.fr/peak-oil-le-dossier/

Inondations et agriculture conventionnelle

[11] https://reporterre.net/L-ampleur-des-inondations-est-accentuee-par-les-mauvaises-pratiques-agricoles

[12] http://osonscauser.com/agriculture-industrielle-et-inondations-effets-dramatiques-de-la-destruction-des-sols/

Sous estimation des modèles sur le réchauffement climatique

[13] https://www.generation-nt.com/cnrs-rechauffement-climatique-modele-evaluation-actualite-1955255.html

[14] https://www.generation-nt.com/climat-rechauffement-cop21-pnue-rapport-actualite-1935305.html

[15] https://phys.org/news/2018-07-global-climate.html

Les métaux rares :

[10]Bihouix, ingénieur, L’âge des low-techs.

[16] http://www.liberation.fr/planete/2018/02/01/metaux-rares-un-vehicule-electrique-genere-presque-autant-de-carbone-qu-un-diesel_1625375

[17] https://www.lemonde.fr/asie-pacifique/article/2012/07/19/en-chine-les-terres-rares-tuent-des-villages_1735857_3216.html

 

Problèmes liés au Réchauffement climatique :

[19] http://www.ipcc.ch/pdf/assessment-report/ar5/syr/AR5_SYR_FINAL_SPM_fr.pdf rapport du GIEC

[22] France TV Info, Fonte du permafrost
https://www.francetvinfo.fr/meteo/climat/bulles-souterraines-virus-zombie-et-trous-geants-en-siberie-une-certaine-idee-de-la-fin-du-monde_1573557.html

[23] Le Monde, Fonte du permafrost
http://www.lemonde.fr/planete/visuel/2017/11/14/le-permafrost-l-autre-menace-climatique_5214735_3244.html

[24] Dangers imminents liés au dérèglement climatique, Gaël Giraud économiste,

https://www.youtube.com/watch?v=S8cO0FPTtUg

https://www.youtube.com/watch?v=xmoQav1k5-I 

Images issues du site Pixabay : https://pixabay.com/

 

 

 

Légumes d’été et crêpes de pois chiches – végane

Coucou tout le monde !

On est reparti pour une petite recette faite avec amour !

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Alors il vous faudra pour les légumes  (pour 2 personnes) :

  • Un poivron rouge
  • Une grosse patate
  • 2 carottes
  • 1/2courgette
  • 1 petit oignon
  • Des herbes de provence (thym, ciboulette, basilic, romarin)
  • 1 CàS de sauce soja ou du sel
  • 1càc de sirop d’agave (facultatif

On coupe tout les légumes en petit dés ou rectangle (peler l’oignon, les carottes et la patate avant).

On les met dans une casserole, on fait revenir dans un filet d’huile d’olive en remuant. On rajoute un grand verre d’eau, l’assaisonnement (sauce soja, herbes de Provence).

C’est cuit quand les patates sont cuites ! Il faut goûter !!

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Pour les crêpes de pois chiches à manger avec, il faut (pour 8 petites crêpes de 20cm de diamètre) :

  • 1 grosse gousse d’ail coupée en petits bouts
  • du sel
  • des herbes de provence séchées ou fraiches
  • 160g de farine de pois chiches
  • 2 CàS d’huile d’olive
  • 100ml de crème de soja
  • De l’eau (j’ai fait en fonction de la consistance)

Mélanger la farine, l’ail, le sel et les herbes, ajouter l’huile d’olive et la crème soja, mélanger.

Ajouter ensuite progressivement l’eau en mélangeant, la consistance finale doit être comme de la pâte à pancake, ou la pâte à gâteau. Si c’est trop liquide il faut rajouter de la farine, si c’est trop sec rajouter de l’eau.

Faire chauffer à feu doux une poêle avec un peu d’huile de tournesol, ajouter la pâte quand la poêle est chaude (2mm de pâte sur toute la poêle), quand les bords se détachent retourner la crêpe.

 Mettre les légumes dans la crêpe et manger comme des fajitas !! Bon ap’ !!

 

 

La pleine conscience – gérer nos émotions

J’aborde ce sujet avec vous aujourd’hui parce que je pense qu’une des raisons principales de la violence ou de la négativité sur Terre est liée au fait qu’on ne sait pas ou qu’on ne nous a pas appris à prendre soin de nos émotions, de nos souffrances.

Par exemple, quelqu’un qui va verbalement être violent envers quelqu’un d’autre sans raison apparente n’a peut être tout simplement pas réussi à prendre en charge la peur qu’il a eu quelques minutes plus tôt, et elle ressort plus tard inconsciemment contre quelqu’un d’autre.

Ce qui est puissant dans le fait de vivre en pleine conscience c’est qu’on arrive à être heureux pour ce qu’on qualifierait dans la société « des petites choses ». C’est à dire être conscient de pouvoir toucher de l’eau avec nos mains et d’être heureux pour cela, de se réjouir et d’être conscient de la présence de nos êtres aimés dans nos vies …

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Ralentir permet d’arrêter de faire les choses par automatisme et de les faire vraiment en conscience, que ce soit marcher, se laver les mains, taper à l’ordinateur, faire la vaisselle, respirer…

Concrètement être en pleine conscience c’est être présent à ce qui se passe dans l’instant sans être pris dans ses pensées, vivre vraiment en étant conscient de son corps, de son état d’esprit.

C’est être conscient que vous lisez ces lignes en même temps que vous les lisez, tout en étant conscient de votre corps, de votre environnement physique et mental.

C’est être lucide des pensées et des émotions qui surgissent sans les juger.

C’est lorsque l’on est pas lucide de nos pensées ou émotions qu’on les suit et qu’on génère une certaine forme de violence « inconsciemment ».

Comment faire lorsqu’une émotion surgit ?

J’ai testé la méthode de Thich Nhat Hanh (moine bouddhiste zen, village des pruniers) qui fonctionne bien sur moi, si je la fais vraiment. Après à chacun de voir ce qui fonctionne sur lui, ce qui lui fait du bien et lui amène du bonheur et de la joie !

 Il s’agit lorsqu’une émotion, en général désagréable, survient de la reconnaître : « bonjour petite colère » par exemple.

Puis de prendre soin d’elle, comme un petit bébé, au lieu de la rejeter.

En prenant soin d’elle, on fait venir l’énergie de la pleine conscience, on est vraiment là avec cette émotion, on l’écoute, on l’entoure d’amour « Bonjour petite colère je sais que tu es là, je vais prendre bien soin de toi, on va regarder le ciel ensemble et respirer en pleine conscience »

On peut également aller marcher en pleine conscience en prenant soin de notre émotion ; on est conscient du sol sous nos pieds, de notre environnement, de la chance que l’on a de pouvoir respirer et marcher sans difficulté, de voir le ciel, les nuages, les arbres ensemble …

En général, l’émotion s’estompe et se fond dans l’amour et la pleine conscience. C’est à ce moment là qu’il peut être intéressant de voir d’où vient cette émotion, qu’est ce qui l’a généré ? De regarder en profondeur pour changer nos habitudes, nos façons d’être, de penser afin de ne plus nourrir les graines de colère, de peur…

Cela peut aboutir au fait de ressentir le besoin d’exprimer le fait d’avoir été blessé à la personne qui nous a blessé par exemple.

En nous nous avons toutes les graines possibles celles qui nous font du bien, celles qui nous sont désagréables.

Ce qui fait du bien en général c’est la joie, l’amour, la paix, le bonheur … Ce sont ces graines là qu’il faut que l’on arrose souvent.

Par exemple en faisant une petite méditation en pleine conscience :

« J’inspire je suis consciente des graines de bonheur en moi, j’expire je me sens heureuse » ou encore « J’inspire je suis consciente des graines de joie qui sont en moi, j’expire je me sens joyeuse »

Nous pouvons faire ce petit exercice n’importe quand dans la journée pour nous apporter du bonheur.

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Le sourire aussi est très puissant, on peut dans la journée essayer de détendre le corps, en le remerciant de tout ce qu’il fait pour nous « merci petit corps de si bien fonctionner et de me permettre de vivre ces expériences sur Terre » et en souriant ça lui permet de mieux se détendre.

On peut faire cela à chaque fois que l’on sent que l’on est tendu ou moins dans le présent, pour revenir dans l’instant.

Une fois qu’on a réussi à agir comme cela face à nos propres émotions désagréables, on va pouvoir comprendre que l’autre personne ne veut pas nous faire du mal mais qu’elle ne sait simplement pas s’occuper de ses souffrances ou émotions.

A ce moment là la compassion est présente parce qu’on sait combien c’est difficile de gérer ces émotions quand on ne sait pas comment faire !

On peut lorsque l’on est en pleine conscience choisir de ne pas perpétuer la violence en comprenant l’autre.

Par exemple une caissière ou un caissier qui nous parle de manière désagréable, on peut inspirer et expirer en pleine conscience et voir en profondeur qu’elle/il a peut être eu une dure journée, des gens qui n’ont pas été gentils avec elle/il, une bonne dose de stress qu’elle/il n’a pas appris à gérer ou qu’elle/il n’a pas pu gérer.

On peut alors choisir de lui envoyer de la compassion via notre compréhension.

En lui répondant gentiment et en ne générant pas à nouveau de la violence qui sera donnée à une autre personne et ainsi de suite.

On stoppe la chaine de violence et si on en ressent le besoin on peut également prendre soin de l’émotion que cela à généré en nous.

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Avec la pleine conscience on peut regarder les choses en profondeur, prendre le temps de voir que dans notre thé il y a de l’eau, l’eau qui a circulé dans les poumons de tous les êtres, les nuages, les océans, les arbres…

On peut voir le circuit d’un aliment que l’on mange : quelqu’un l’a planté, il y a le soleil, l’eau, la terre, le vent à l’intérieur, puis quelqu’un la cueilli puis il a été transporté (camion, avion, bateau) jusqu’au magasin.

En conscience on peut alors faire le choix de l’aliment qui a engendré le moins de destruction, celui qui a reçu le plus d’amour et généré le moins de souffrance …

Et on peut faire ce chemin mental pour tout, ce qu’on fait, ce qu’on utilise, ce qu’on pense…

Faire la paix avec les autres

Une des façons de se réconcilier avec quelqu’un est de lui exprimer que l’on a été blessé sans lui faire de reproche et de le faire lorsque nous avons déjà pris soin de nos émotions (voir plus haut).

En commençant par lui exprimer les choses bien qui sont en lui, qu’il a fait pour nous : on arrose les bonnes graines.

Ensuite on exprime sa blessure sans reproche, on explique comment on fonctionne, on ouvre la communication, parce que souvent il s’agit d’une incompréhension entre les deux parties. Le but est de réussir à comprendre l’autre et que l’autre nous comprenne.

Nous ne fonctionnons pas tous pareil, quelqu’un peut être blessé par quelque chose qui ne vous blessera pas et vice versa… Cela peut notamment être du à nos blessures d’enfance non résolues ou tout simplement à des modes de fonctionnement différent.

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S’occuper de notre enfant intérieur

On a tous plus ou moins vécu des choses difficiles durant notre enfance que l’on a pas pu régler à cette période là.

Une des façons de nous guérir de cela est de reconnaître lorsqu’une situation fait resurgir en nous cette blessure et de regarder ce que cela génère comme émotions.

Ensuite on prendra soin de nos émotions et on pourra également parler à notre enfant intérieur, la petite fille ou le petit garçon que l’on était. En le rassurant « je ne me suis pas occupé de toi à cette période mais maintenant je suis là, je vais t’écouter et bien prendre soin de toi », en respirant en pleine conscience avec lui … Ou en lui écrivant une lettre…

Puis on pourra aller regarder en profondeur ce qui à cette époque nous a blessé, comprendre la situation avec du recul, comprendre la personne qui nous a blessé, voir qu’on a tous fait ce qu’on a pu, pardonner si ce n’est déjà fait…

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D’autres techniques pour gérer ses émotions 

  • Écrire ce qui ne va pas, puis brûler le papier
  • Voir en l’autre les choses belles qu’il fait, la beauté de ce qu’il est au lieu de voir que les choses négatives.
  • Tenter de comprendre l’autre (notamment lorsqu’il génère de la négativité)
  • Anticiper positivement la journée, se dire que tout va bien se passer, mettre nos pensées de notre côté en positivant.
  • Réussir à créer une habitude qui nous rappelle d’être en pleine conscience notamment quand une émotion survient.

N’hésitez pas à laisser en commentaire si vous avez des conseils pratiques pour gérer nos émotions, nos souffrances, pour ne pas perpétuer la chaîne de souffrance et arroser les bonnes graines qui sont en chacun de nous !

Sources

Prendre soin de l’enfant intérieur, faire la paix avec soi, Thich Nhat Hanh

La peur, Thich Nhat Hanh

La colère, Thich Nhat Hanh

La sérénité de l’instant, Thich Nhat Hanh

Mon expérience personnelle