La pleine conscience – gérer nos émotions

J’aborde ce sujet avec vous aujourd’hui parce que je pense qu’une des raisons principales de la violence ou de la négativité sur Terre est liée au fait qu’on ne sait pas ou qu’on ne nous a pas appris à prendre soin de nos émotions, de nos souffrances.

Par exemple, quelqu’un qui va verbalement être violent envers quelqu’un d’autre sans raison apparente n’a peut être tout simplement pas réussi à prendre en charge la peur qu’il a eu quelques minutes plus tôt, et elle ressort plus tard inconsciemment contre quelqu’un d’autre.

Ce qui est puissant dans le fait de vivre en pleine conscience c’est qu’on arrive à être heureux pour ce qu’on qualifierait dans la société « des petites choses ». C’est à dire être conscient de pouvoir toucher de l’eau avec nos mains et d’être heureux pour cela, de se réjouir et d’être conscient de la présence de nos êtres aimés dans nos vies …

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Ralentir permet d’arrêter de faire les choses par automatisme et de les faire vraiment en conscience, que ce soit marcher, se laver les mains, taper à l’ordinateur, faire la vaisselle, respirer…

Concrètement être en pleine conscience c’est être présent à ce qui se passe dans l’instant sans être pris dans ses pensées, vivre vraiment en étant conscient de son corps, de son état d’esprit.

C’est être conscient que vous lisez ces lignes en même temps que vous les lisez, tout en étant conscient de votre corps, de votre environnement physique et mental.

C’est être lucide des pensées et des émotions qui surgissent sans les juger.

C’est lorsque l’on est pas lucide de nos pensées ou émotions qu’on les suit et qu’on génère une certaine forme de violence « inconsciemment ».

Comment faire lorsqu’une émotion surgit ?

J’ai testé la méthode de Thich Nhat Hanh (moine bouddhiste zen, village des pruniers) qui fonctionne bien sur moi, si je la fais vraiment. Après à chacun de voir ce qui fonctionne sur lui, ce qui lui fait du bien et lui amène du bonheur et de la joie !

 Il s’agit lorsqu’une émotion, en général désagréable, survient de la reconnaître : « bonjour petite colère » par exemple.

Puis de prendre soin d’elle, comme un petit bébé, au lieu de la rejeter.

En prenant soin d’elle, on fait venir l’énergie de la pleine conscience, on est vraiment là avec cette émotion, on l’écoute, on l’entoure d’amour « Bonjour petite colère je sais que tu es là, je vais prendre bien soin de toi, on va regarder le ciel ensemble et respirer en pleine conscience »

On peut également aller marcher en pleine conscience en prenant soin de notre émotion ; on est conscient du sol sous nos pieds, de notre environnement, de la chance que l’on a de pouvoir respirer et marcher sans difficulté, de voir le ciel, les nuages, les arbres ensemble …

En général, l’émotion s’estompe et se fond dans l’amour et la pleine conscience. C’est à ce moment là qu’il peut être intéressant de voir d’où vient cette émotion, qu’est ce qui l’a généré ? De regarder en profondeur pour changer nos habitudes, nos façons d’être, de penser afin de ne plus nourrir les graines de colère, de peur…

Cela peut aboutir au fait de ressentir le besoin d’exprimer le fait d’avoir été blessé à la personne qui nous a blessé par exemple.

En nous nous avons toutes les graines possibles celles qui nous font du bien, celles qui nous sont désagréables.

Ce qui fait du bien en général c’est la joie, l’amour, la paix, le bonheur … Ce sont ces graines là qu’il faut que l’on arrose souvent.

Par exemple en faisant une petite méditation en pleine conscience :

« J’inspire je suis consciente des graines de bonheur en moi, j’expire je me sens heureuse » ou encore « J’inspire je suis consciente des graines de joie qui sont en moi, j’expire je me sens joyeuse »

Nous pouvons faire ce petit exercice n’importe quand dans la journée pour nous apporter du bonheur.

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Le sourire aussi est très puissant, on peut dans la journée essayer de détendre le corps, en le remerciant de tout ce qu’il fait pour nous « merci petit corps de si bien fonctionner et de me permettre de vivre ces expériences sur Terre » et en souriant ça lui permet de mieux se détendre.

On peut faire cela à chaque fois que l’on sent que l’on est tendu ou moins dans le présent, pour revenir dans l’instant.

Une fois qu’on a réussi à agir comme cela face à nos propres émotions désagréables, on va pouvoir comprendre que l’autre personne ne veut pas nous faire du mal mais qu’elle ne sait simplement pas s’occuper de ses souffrances ou émotions.

A ce moment là la compassion est présente parce qu’on sait combien c’est difficile de gérer ces émotions quand on ne sait pas comment faire !

On peut lorsque l’on est en pleine conscience choisir de ne pas perpétuer la violence en comprenant l’autre.

Par exemple une caissière ou un caissier qui nous parle de manière désagréable, on peut inspirer et expirer en pleine conscience et voir en profondeur qu’elle/il a peut être eu une dure journée, des gens qui n’ont pas été gentils avec elle/il, une bonne dose de stress qu’elle/il n’a pas appris à gérer ou qu’elle/il n’a pas pu gérer.

On peut alors choisir de lui envoyer de la compassion via notre compréhension.

En lui répondant gentiment et en ne générant pas à nouveau de la violence qui sera donnée à une autre personne et ainsi de suite.

On stoppe la chaine de violence et si on en ressent le besoin on peut également prendre soin de l’émotion que cela à généré en nous.

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Avec la pleine conscience on peut regarder les choses en profondeur, prendre le temps de voir que dans notre thé il y a de l’eau, l’eau qui a circulé dans les poumons de tous les êtres, les nuages, les océans, les arbres…

On peut voir le circuit d’un aliment que l’on mange : quelqu’un l’a planté, il y a le soleil, l’eau, la terre, le vent à l’intérieur, puis quelqu’un la cueilli puis il a été transporté (camion, avion, bateau) jusqu’au magasin.

En conscience on peut alors faire le choix de l’aliment qui a engendré le moins de destruction, celui qui a reçu le plus d’amour et généré le moins de souffrance …

Et on peut faire ce chemin mental pour tout, ce qu’on fait, ce qu’on utilise, ce qu’on pense…

Faire la paix avec les autres

Une des façons de se réconcilier avec quelqu’un est de lui exprimer que l’on a été blessé sans lui faire de reproche et de le faire lorsque nous avons déjà pris soin de nos émotions (voir plus haut).

En commençant par lui exprimer les choses bien qui sont en lui, qu’il a fait pour nous : on arrose les bonnes graines.

Ensuite on exprime sa blessure sans reproche, on explique comment on fonctionne, on ouvre la communication, parce que souvent il s’agit d’une incompréhension entre les deux parties. Le but est de réussir à comprendre l’autre et que l’autre nous comprenne.

Nous ne fonctionnons pas tous pareil, quelqu’un peut être blessé par quelque chose qui ne vous blessera pas et vice versa… Cela peut notamment être du à nos blessures d’enfance non résolues ou tout simplement à des modes de fonctionnement différent.

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S’occuper de notre enfant intérieur

On a tous plus ou moins vécu des choses difficiles durant notre enfance que l’on a pas pu régler à cette période là.

Une des façons de nous guérir de cela est de reconnaître lorsqu’une situation fait resurgir en nous cette blessure et de regarder ce que cela génère comme émotions.

Ensuite on prendra soin de nos émotions et on pourra également parler à notre enfant intérieur, la petite fille ou le petit garçon que l’on était. En le rassurant « je ne me suis pas occupé de toi à cette période mais maintenant je suis là, je vais t’écouter et bien prendre soin de toi », en respirant en pleine conscience avec lui … Ou en lui écrivant une lettre…

Puis on pourra aller regarder en profondeur ce qui à cette époque nous a blessé, comprendre la situation avec du recul, comprendre la personne qui nous a blessé, voir qu’on a tous fait ce qu’on a pu, pardonner si ce n’est déjà fait…

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D’autres techniques pour gérer ses émotions 

  • Écrire ce qui ne va pas, puis brûler le papier
  • Voir en l’autre les choses belles qu’il fait, la beauté de ce qu’il est au lieu de voir que les choses négatives.
  • Tenter de comprendre l’autre (notamment lorsqu’il génère de la négativité)
  • Anticiper positivement la journée, se dire que tout va bien se passer, mettre nos pensées de notre côté en positivant.
  • Réussir à créer une habitude qui nous rappelle d’être en pleine conscience notamment quand une émotion survient.

N’hésitez pas à laisser en commentaire si vous avez des conseils pratiques pour gérer nos émotions, nos souffrances, pour ne pas perpétuer la chaîne de souffrance et arroser les bonnes graines qui sont en chacun de nous !

Sources

Prendre soin de l’enfant intérieur, faire la paix avec soi, Thich Nhat Hanh

La peur, Thich Nhat Hanh

La colère, Thich Nhat Hanh

La sérénité de l’instant, Thich Nhat Hanh

Mon expérience personnelle

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